• La française et l'allemande

    Deuxième page

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    Comment ce peut-il que en 1945, un lien d’amitié énorme est pu rattacher une allemande et une française sous les moqueries de leurs pays ? Comment sous les jeunes ou âgés Marie et Julia ont-elles pu devenir meilleures amies ? Pourtant, même si la guerre est finie, des idées ou des avis restent gravés dans les cœurs de ces deux populations. La guerre a laissé d'horrible souvenirs dans chacun. 

     


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  • Julia : 

    Julia est une fille née le 12 juillet 1934,dans l'entre-deux-guerres. Pendant la période de l'histoire, elle a 11 ans. Elle est en 6ème et plusieurs élèves te professeurs détestent les allemands. Elle vit à Paris.

    Marie : 

     Jeune allemande de douze ans, elle est née dans l'entre-deux-guerres le 24 mai 1934. Elle est en 5C (classe allemande) au Gymnasium. Elle a une vie compliqué car les allemands ont perdu la guerre. Elle vit à Bonn.

    Jean : 

    Prisonnier à la guerre de 39-45 en Allemagne, il y apprendra à différencier les nazis qui veulent la guerre et les allemands qui ne font que la subir. Dès qu'il rentre chez lui, Jean n'a qu'une idée en tête : dire à sa fille que la famille où il était prisonnier, a une fille et les deux familles veulent que leurs filles correspondent. Il apprendra à Marie l'allemand.


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  • Salut, je suis Marie et je suis née le 12 juillet 1934, pendant l'entre-deux-guerres. J'ai vécu cette maudite guerre. Fort heureusement, ma famille est catholique et non juive car les juifs ont été persécutés pendant la guerre.

    Mon père a été prisonnier en Allemagne, mon oncle et mon cousin ont été tué ainsi que mon grand-père. Ma grand-mère, folle de chagrin, n'a pas supporté sa mort et a rejoint le paradis quelques jours après la mort de mon pauvre papi. Mes autres grands-parents sont morts dans la guerre de 14-18.

    Je suis fille unique et j'ai 11 ans.

    Je suis au collège en 5ème. J'étudie le français, les maths, le latin, les sciences, l'histoire…mais aussi L'ALLEMAND ! Cette langue si détestée. Je m'explique : mon père a été dans une ferme allemande comme prisonnier. Le faille Schneider, celle qui le faisait travaillé, lui a appris l'allemand. Ils sont adorables, nous écrivait mon père. Avant de partir, les Schneider et mon père se sont jurer que leurs filles deviendraient correspondantes. Souvent, mon père me répète : 

    -"Ne juge pas sur les apparences, Marie. L'esprit est souvent meilleur que ce que l'on pense. N'écoute pas toujours les rumeurs. Forge toi ton opinion ; les allemands sont meilleurs que ce que l'on pense. Promet-moi, Marie de t'en souvenir. Promet-moi, je t'en conjure."

    Et je lui promettais. Ces douces paroles était et sont encore magnifique. Comment les oublier ? Je ne le savais pas.

    Souvent le soir je me demande pourquoi des gens veulent tuer leur patrie, leurs proches, ceux qui les entourent. Pourquoi ?

    Au collège, l'ambiance est plus tendue. Un groupe de garçons aux idées racistes s'est formé. Ils embêtent tout le monde sauf les filles qu'ils trouvent belles. Heureusement,, j'en fais partie. Ces garçons déclarent que tous les allemands sont nazis. Un jour, une discussion violente s'engagea : 

    -"Ce ne sont que des sales boches, dit Théophile. Ils nous gâchent la vie.

    -Ils ne peuvent pas tous être méchants, lui répond Anna mon amie.

     -Ah ouais et qu'est-ce qui te le prouve ?, lui répliqua méchamment Paul.

    -Je te retourne la question. Alors, qu'est-ce que tu leur trouve d'horrible ?, lui dis-je.

    -T'es qu'une fille sans cervelle, me répondit Paul

    -Ouvre les yeux, me lança Jean.

    -Viens Marie, me dit Anna. Tu sais qu'ils ont tort."

    Pour toute réponse, Jean l'a gifla et lui donna un coup de pied qui la fit tomber.

    Anne eut si mal qu'elle en eut les larmes aux yeux. Les garçons riaient et se moquaient d'elle. Nous nous sommes éloignaient. La gifle avait été si violente qu'elle avait la joue toute rouge et ses genoux était pleins d'égratignures. Heureusement, j'ai toujours un tissu propre et un petit flacon de désinfectant car maman est infirmière. Tandis que je la soignait, Anne me parla pour la première fois de son enfance que je ne connaissais pas. Il faut dire que je ne l'ai connu qu'à la rentrée et qu'elle était plutôt timide. Voici son récit : 

    "Quand la 2ème guerre mondiale a commencé, mon frère et mon père ont rejoint l'armée. Mais ils sont très vite revenus. Quelques mois plus tard, ils reçurent une convocation. Depuis, on ne les a jamais revu. Puis lors de la rafle du Vel' D'Hiv', la police est venue nous chercher. On nous a tout d'abord emmené au Vélodrome puis au camp de Drancy et j'ai eu de la chance de survivre. Tous ces malheurs parce que je suis JUIVE ! Comprends-tu ? J'ai évité les chambres à gaz. Voilà une raison pourquoi j'ai la peau sur les os. Toute ma famille est morte ou disparu sauf ma mère. Voilà d'où vient ma timidité, mes mauvaises notes en histoire. J'ai vécu comme un animal qu'on emmène à l'abattoir. Et voilà pourquoi je défend la cause des allemands. Certains au camp étaient gentils. J'ai survit grâce à Dieu et en récitant des passages de la Torah et des prière juive. Mon Dieu n'a pas voulu ma mort. Comprends-tu ? Quand on a connu la mort d'un proche, on a une vraie douleur qui prend place dans ton cœur. Jamais je n'oublierai, le camp de misère, jamais !"

    Elle se tut et je repartis chez moi. J'ai pleuré sur tout le chemin. En arrivant chez moi, ma mère m'a prise dans ses bras et a pleuré avec moi. J'ai repensé à mon cousin, condamné à mort pour avoir participé avec des amis à un réseau de Résistance. A mon oncle, tué sur les champs de bataille. A tous mes grands-parents et à la famille de Anna. Mon père nous a rejoint et lui aussi s'est mis à pleurer. Ecrire est parfois l'une des seule chose qui puisse me détendre. Je n'en peux plus.


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  • Hallo ! Je suis Julia  et je suis allemande. J'ai 11 ans et je suis née le 17 septembre 1934. Je suis protestante. J'ai vécu la deuxième guerre mondiale, celle où mon pays a perdu. Pendant la guerre, Vati est parti à la guerre. Comme je vis dans une ferme et qu'il y manquait de main d'œuvre, des prisonniers français sont venus travaillé chez nous. Heureusement, j'ai une petite sœur avec laquelle je m'entends merveilleusement bien. Quand j'y pense, je me dis à quel point c'est incroyable de ne pas être fille unique. La guerre m'a fait perdre plein de monde : mon grand frère , mon cousin, mon oncle et mon père sur le front. C'est horrible ! Mon pays est dans une tension très intense. Il ne faut surtout pas parler de la guerre si on tient à sa vie. 


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